Le mardi 10 mars 2026, plusieurs incidents ont fortement perturbé le trafic sur les lignes du nord de Paris, dont la ligne H. Nous souhaitons vous apporter des explications sur ces événements et les actions menées.
Un nid d’oiseaux endommage la caténaire
Tôt le matin, à la reprise du trafic sur la ligne H, des anomalies dans la distribution de l’alimentation électrique des trains sont constatées entre Montsoult-Maffliers et Écouen-Ezanville. Les fils caténaires subissent en effet des coupures automatiques (disjonctions) non expliquées. Des équipes techniques de SNCF Réseau sont immédiatement envoyées sur place pour analyser la situation et résoudre ce problème.
Les conditions ne sont pas idéales pour repérer une éventuelle dégradation sur ces installations situées en hauteur au-dessus des voies et dans le noir, malgré les éclairages portatifs dont sont dotées les équipes.
Durant cet incident, les trains circulant habituellement dans cette zone sont pour certains supprimés, pour d’autres détournés via Valmondois, ce qui implique que de nombreuses gares ne peuvent être desservies. Des itinéraires alternatifs sont cependant proposés aux voyageurs, dans les gares disposant de lignes de bus permettant de rejoindre d’autres lignes (RER D par exemple).
Après de minutieuses recherches, la cause de ces coupures est trouvée : il s’agit d’un nid de pie qui se situe en haut d’un poteau d’alimentation électrique. Les branchages du nid, combinés à l’humidité ambiante, provoquent des courts circuits dans les installations alimentées en 25 000 volts. Le système détecte l’anomalie et procède instantanément à une coupure de sécurité, comme le ferait un disjoncteur à domicile.
Les équipes techniques doivent intervenir à 8 mètres de hauteur. Une perche est utilisée afin de gagner du temps et d’éviter l’utilisation de moyens plus lourds (train de travaux avec nacelle), ce qui retarderait d’autant plus la reprise des circulations. La taille du nid est importante, mais les équipes de SNCF Réseau parviennent finalement, vers 7h50, à retirer tous les branchages.
La circulation peut donc reprendre progressivement mais reste perturbée une bonne partie de la matinée, car les trains et les conducteurs, du fait des suppressions et modifications de dessertes, ne sont plus à l’heure et à leur lieu de départ habituel, ce qui oblige à des adaptations.
Une panne informatique impacte le poste d’aiguillage de Saint-Denis
Vers 13h15, les outils SNCF Réseau de commande informatique des itinéraires des lignes B, D, H et K se mettent en défaut. Cela a pour conséquence immédiate et automatique, l’arrêt de tous les trains du secteur.
Ce sont ainsi 9 RER B, 2 RER D, un train de la ligne H et un train de la ligne K qui se retrouvent arrêtés entre deux gares, sans possibilité de se remettre en marche.
Des agents de maintenance de SNCF Réseau sont immédiatement envoyés au poste d’aiguillage de Saint-Denis, qui gère la zone concernée, afin de trouver la cause de la panne et la résoudre.
Plusieurs axes de la ligne H restent utilisables car commandés par d’autres postes, il est ainsi possible de reprendre les circulations entre Pontoise <> Saint-Denis, Montsoult <> Persan et Montsoult <> Luzarches. Les voyageurs sont invités à utiliser des itinéraires alternatifs, quand ils existent, pour rejoindre leur destination.
En parallèle de l’intervention de plusieurs équipes techniques pour résoudre cette panne, des agents de SNCF Voyageurs s’organisent pour préparer l’évacuation des passagers des trains arrêtés en pleine voie. Ces procédures sont longues, d’autant que les trains concernés sont très nombreux.
Vers 15h, la cause de la panne informatique est trouvée, et le système remis en service. Les procédures d’évacuations encadrées sont donc annulées avant d’avoir commencé.
Cependant, des voyageurs sont entre-temps descendus d’un RER B arrêté en pleine voie, malgré le danger que cela représente, ce qui retarde la reprise des circulations. Il faut en effet s’assurer que plus personne n’est présent sur les voies avant d’autoriser les nombreux trains à repartir. Une reprise progressive de la circulation est finalement possible vers 16h.
De nombreuses suppressions, adaptations de la desserte ainsi que des retards importants persistent alors jusqu’en début de soirée.
Nos équipes sur le terrain et dans les centres de contrôle opérationnels ont œuvré pour atténuer au maximum l’impact sur votre voyage. Nous sommes néanmoins conscients des désagréments causés par ces incidents ce mardi et nous le regrettons.

Bonjour,
En ce qui concerne l’incident de la matinée, il est écrit que des itinéraires bis ont été proposés aux voyageurs et c’est totalement faux. Aucun agent n’était présent en gare (je parle pour ma part de celle d’Ecouen-Ezanville) ni pour INFORMER (ce qui est la moindre des choses) ni pour délivrer des billets de retards. Je trouve que la situation a été TRÈS MAL GÉRÉE surtout lorsque l’on sait que l’incident a duré au moins 2h et que a 8h aucun agent n’était présent en gare (et ce a une heure d’affluence majeure). Je trouve cela inadmissible. J’ai toujours pour habitude de la gestion de situations comme celle-là lorsque les agents s’en prennent plein la tête de la part des autres voyageurs mais cette fois-ci, cela était indéfendable. Le pire c’est que cette situation a perduré dans la journée. J’ai passé au total 5h30 à essayé d’une part de me rendre à mon université et d’une autre à me rendre à mon domicile aux alentours de 13h30-14h.
Bonjour Vavaa,
Navré de ce manque d’information en gare d’Ecouen-Ezanville ce jour là.
Après renseignement, il y avait pourtant un agent commercial très tôt le matin, puis un deuxième qui a commencé son service vers 8h.
Il est possible que ces agents se trouvaient à un endroit différent dans la gare de celui où vous étiez (tournée des équipements en gare, comptage de la monnaie et transfert au convoyeur de fonds depuis le local sécurisé,…)
J’ai transmis votre témoignage au responsable de la gare.
merci pour les équipes pour les infos en gare de St Denis pour aller nettement à vers Paris…
Bonjour Valentin,
Je vous fais part de mon mécontentement car je constate que depuis le passage au service 2026, la gestion des arrivées et des départs des trains en gare de Paris Nord est de plus en plus mal assurée, avec des mises à quai tardives de rames, et des manœuvres d’accouplement qui n’ont pas lieu d’être étant donné qu’Île de France Mobilités vous demande d’assurer uniquement des missions en composition longue sur la ligne H (Et à ce propos, je trouve qu’on aurait du équiper la ligne de rames insécables de 225m plutôt que de rames de 112,5m qui peuvent être mises en circulation en unité simple ou en unité multiple). Cet après-midi, la rame devant assurer l’omnibus FOGI en direction de St Leu au départ de Paris Nord à 16h16 a été mise à quai très tardivement en raison d’une manœuvre d’accouplement, ce qui s’est traduit par un retard au départ de 6 minutes, qui n’a pas entièrement été rattrapé, et qui s’est répercuté sur le semi-direct PERA qui suivait.
Pourriez-vous SVP faire un rappel à l’ordre à vos collègues en charge de l’exploitation afin de mettre fin à ces dysfonctionnements qui nuisent à la ponctualité de l’axe Ermont-Valmondois ?
Je vous remercie d’avance pour votre réponse,
Bonjour Baro,
Je ne fais pas de « rappel à l’ordre » à mes collègues. D’autant que ce que vous déclarez avec aplomb est inexact.
Nous respectons le plan de transport et les compositions définies et validées avec notre Autorité Organisatrice des Mobilités (Île-de-France Mobilités).
Il est bien prévu que sur certains axes et à certains horaires, nous fassions circuler des trains en unité simple.
Cette organisation permet de profiter des heures creuses et d’une plus faible affluence de voyageurs pour libérer une des deux rames et l’amener au Technicentre afin de procéder aux opérations de maintenance.
dommage que la ligne H soit réellement mal géré par la SNCF enfin au bout d’un moment il faut dire les choses je suis désolé mais quand on voit quand on rentre du boulot à 17h que nous avons pas de train jusqu’à 21h soit disant des bus de remplacement serait mis en place aucun bus de remplacement a été mis en place des gens qui sortaient du travail à 16h 17h sont restés jusqu’à 21h car il ne pouvait pas rentrer chez eux je trouve ça tellement inadmissible que les informations données sont erronées ou alors mal transmise au voyageur je pense que que vous avez beaucoup d’efforts à faire encore là-dessus
Navré de cette situation et des difficultés que cela a pu vous causer pour rentrer chez vous.
Effectivement, la mise en place de bus de remplacement en heure de pointe est extrêmement compliquée pour deux raisons :
– la plupart des bus et des conducteurs sont déjà engagés sur leurs missions habituelles (bus de ville, bus scolaire)
– le volume de voyageurs en heures de pointe est colossal. Un seul train rempli, c’est jusqu’à 1800 personnes. Soit la capacité de 18 bus de ville. Multipliez par le nombre de trains impactés et vous obtenez une équation quasi insoluble.
Mais je comprends votre agacement si ces bus ont été annoncés et pas déployés. En général, la règle est de ne pas communiquer sur ce mode tant que nous n’avons pas la certitude que les transporteurs pourront assurer la demande.
…Plutôt que de passer par des appels d’offre qui n’aboutissent pas toujours, une meilleure solution serait un dispositif du type de ce qui existe à Toulouse en cas de défaillance du métro, à savoir que le plan de transport fixé par la métropole prévoit que si le métro est à l’arrêt, les lignes de bus régulières adaptent leur itinéraire et leurs horaires pour assurer un service de substitution (Une formule qui existe depuis que la ligne B du métro toulousain a été mise en service car à l’origine, le bus relais était une ligne de substitution fonctionnant comme celles que vous mettez en place sur la ligne H lorsqu’il y a des travaux, et qui reprend donc le tracé et la desserte de la ligne ferroviaire à laquelle elle se substitue). Comme la fréquentation du métro toulousain est quasi-identique à celle de la ligne H (250000 usagers/jour), je pense qu’il serait possible de faire pareil et de prévoir qu’en cas de défaillance de l’une ou l’autre branche de la ligne H, les opérateurs exploitant les lignes régulières de bus dans les communes desservies adaptent leur plan de transport pour acheminer les usagers.
Je préconise dans un premier temps de tester ce dispositif sur l’axe Ermont-Valmondois, qui est de toutes les branches de la ligne H celle qui a le plus mauvais taux de ponctualité et je pense qu’en s’y prenant dès maintenant pour élaborer ce dispositif, il serait possible de le mettre en place à compter du service annuel 2027.
L’idée est bonne. Est-ce transposable aux spécificités de l’Île-de-France ? Je ne sais pas.
Il me semble qu’à Toulouse, c’est le même exploitant qui gère le métro et les bus (Tisseo). Vous me corrigerez si je fais erreur.
Vous pouvez en tout cas proposer votre idée à Île-de-France Mobilités 😊
Effectivement, à Toulouse, c’est un exploitant unique, Tisseo, qui gère l’ensemble du réseau de transport (Métro, tram, bus, le téléphérique « Téléo », et un court tronçon de ligne TER entre Toulouse et Colomiers).
Si on transpose ça sur la ligne H, la difficulté serait effectivement que la SNCF puisse travailler de concert avec les opérateurs gérant les lignes de bus en correspondance avec la ligne H (Francilités/Cars Lacroix, Transdev, Keolis).
J’ai en tout cas inclus cette idée dans le cahier de doléances que j’ai remis à Île de France Mobilités et dont j’ai transmis une copie au service en charge des mobilités à Val Parisis, l’intercommunalité dont fait partie Taverny.