La semaine dernière, un exercice conjoint réunissait les équipes de la sûreté SNCF et les gendarmes du Val-d'Oise à Persan-Beaumont. Objectif : mieux travailler ensemble pour assurer votre sécurité à bord des trains et en gare.
Pourquoi cet exercice ?
Au quotidien, votre sûreté sur la ligne H repose sur la coordination entre plusieurs acteurs : la Sûreté ferroviaire SNCF, la Gendarmerie nationale et la Police nationale. La ligne H traverse à la fois des zones couvertes par la police (grandes gares, zones urbaines) et par la gendarmerie (secteurs périurbains et ruraux du Val-d’Oise notamment). Pour que ces acteurs interviennent efficacement ensemble en cas d’incident, encore faut-il que chacun connaisse les méthodes et les outils de l’autre.

Crédit photo : Gendarmerie du Val d’Oise
C’est tout l’enjeu de cette journée : poser les bases d’un partenariat renforcé entre la Sûreté ferroviaire, la Gendarmerie et les équipes Transilien de la ligne H.
La Sûreté ferroviaire, c’est qui ?
La Sûreté ferroviaire (anciennement SUGE) est le service interne de sécurité du groupe SNCF. Sa mission : protéger les voyageurs, le personnel et les installations ferroviaires, en gare comme à bord des trains.
Ses 2 800 agents, assermentés, agréés et armés, interviennent en tenue ou en civil sur l’ensemble du réseau national. Ils sont habilités à dresser des procès-verbaux en vertu du Code des Transports et patrouillent quotidiennement pour lutter contre la délinquance, la malveillance et les incivilités.
Des unités spécialisées (équipes d’appui rapide, équipes cynophiles) et des centres de gestion de crise complètent le dispositif et permettent une disponibilité 24h/24, 7j/7 sur l’ensemble du réseau ferré SNCF.

Chaque agent suit une formation initiale de 8 mois. Cela commence par 4 mois théoriques à l’Université de la Sûreté : le centre de formation national est situé sur notre ligne, à Ermont-Eaubonne. Puis les nouveaux agents font 4 mois de terrain, avant d’être affectés, en Île-de-France majoritairement, ou en région.
Si ce métier vous intéresse, sachez que des postes sont à pourvoir régulièrement.
La Gendarmerie du Val-d’Oise, un acteur clé sur vos lignes
Le Groupement de gendarmerie départementale du Val-d’Oise (GGD 95), basé à Pontoise, compte environ 630 personnels. Placé sous l’autorité du préfet du Val-d’Oise, il couvre l’ensemble des communes du département qui ne relèvent pas de la Police nationale, soit une large partie du territoire desservi par la ligne H.
Sur le réseau ferroviaire, les gendarmes interviennent dans les gares et à bord des trains circulant en zone gendarmerie. Leurs missions : lutter contre les vols, violences, incivilités et trafics, mais aussi sécuriser les voyageurs lors d’événements exceptionnels ou gérer les situations de crise (colis suspect, intrusion sur les voies, accident grave…).
Cette coopération est déjà à l’œuvre sur votre ligne : plusieurs opérations conjointes de sécurisation et de tranquillisation ont été menées ces derniers mois dans les trains et dans les gares de la ligne H, associant gendarmerie, Sûreté ferroviaire et police municipale.
Qui fait quoi entre Sûreté ferroviaire, Gendarmerie et police ?
La complémentarité entre ces acteurs repose sur une répartition claire :
- La Sûreté ferroviaire assure la sécurité au quotidien sur l’ensemble du réseau SNCF : patrouilles à bord des trains, dans les gares et les emprises ferroviaires (voies de circulation, voies de garage, technicentres…).
- La Gendarmerie nationale intervient en renfort ou en cas de fait grave sur environ 90 % des emprises ferroviaires situées hors grandes agglomérations, ce qui concerne une part importante de la ligne H.
- La Police nationale agit principalement dans les grandes gares et zones urbaines denses.
Pour fluidifier cette coopération, un officier de gendarmerie est affecté en tant que conseiller auprès de la Direction nationale de la Sûreté ferroviaire. Et inversement, un agent SNCF est présent auprès de la direction nationale de la Gendarmerie. Ce lien direct permet une coordination rapide pour faciliter les interventions des uns et des autres dans les gares et les trains.
Une matinée à bord d’un Francilien
Après une présentation des enjeux par la Direction des lignes H&K, les participants ont embarqué à bord d’un train Francilien sans voyageurs, mis à disposition spécialement pour l’occasion en gare de Persan-Beaumont.

Au programme :
- Rappel des règles de sécurité en milieu ferroviaire.
- Découverte des équipements du train que les gendarmes doivent connaître pour intervenir efficacement en cas d’incident à bord.
- Gestion des situations de tension. Partage de bonnes pratiques sur les réflexes à adopter face à un voyageur en difficulté ou un trouble à bord.
Ce qu’on en retient
Le bilan est unanimement positif, côté SNCF comme côté gendarmes :
- Les forces de l’ordre ont particulièrement apprécié la découverte concrète des équipements embarqués, souvent méconnus, qui facilitent leurs interventions.
- Tous les participants ont exprimé le souhait de renouveler ce type d’exercice et de l’ouvrir à d’autres acteurs (police nationale, équipes de maintenance).
Une démarche qui se déploie partout en France
Ce type d’exercice n’est pas isolé. En 2025, la Sûreté ferroviaire a organisé des journées similaires en Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux, Poitiers, Périgueux, La Rochelle, Bayonne) avec gendarmes et policiers, sur le même principe : immersion dans une rame, ateliers pratiques, partage des rôles de chacun. D’autres sessions sont prévues en 2026 dans de nouvelles régions.
Sur la ligne H, cette journée à Persan-Beaumont s’inscrit dans cette dynamique nationale et marque une première étape vers un partenariat structuré à l’échelle locale.
Et après ?
D’autres exercices sont prévus pour approfondir cette coopération et l’étendre à d’autres acteurs de la sûreté. L’objectif reste le même : garantir votre tranquillité à bord des trains, grâce à des équipes qui se connaissent et savent travailler ensemble.

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