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Quel rôle pour le Mass Transit en Ile-de-France à l’heure de la crise sanitaire ?

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Publié le 12/01/2021

La crise sanitaire dans laquelle nous sommes depuis plusieurs mois a eu un impact considérable sur le Mass Transit.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous partager une étude réalisée à l’initiative de la Mass Transit Academy et de Transilien SNCF, avec l’Institut Paris Région et les bureaux d’études Kisio et Sustainable Mobilities.

Cette étude démontre que malgré les évolutions de ces derniers mois, le Mass Transit exerce toujours un rôle indispensable pour le développement de l’Île-de-France, à la fois sur le plan économique, environnemental et social. Elle apporte un éclairage nouveau sur l’équilibre joué par le Mass Transit sur les modes de transports en Île-de-France, en particulier aux heures de pointe.

QU’EST-CE QUE LE MASS TRANSIT ? 🚉

Le Mass Transit désigne les transports en commun publics dans les zones urbaines et périurbaines dans tous leurs modes : trains Transilien, RER, bus, métro et tramway. Les notions de transport collectif, de transport de masse (millions de voyageurs au quotidien à très haute fréquence), de dessertes fréquentes et régulières sont essentielles dans cette définition de Mass Transit.

Le réseau Mass Transit d’Île-de-France se situe au 3ème rang mondial, derrière ceux de Tokyo et Séoul, et occupe donc une place majeure pour la mobilité régionale.

C’est le nombre de passagers transportés chaque année par le réseau Mass Transit francilien. C’est 10 fois le trafic aérien français.

 

Le réseau ferré est le premier moyen de transport entre Paris et sa périphérie.

Le Mass Transit exerce un rôle indispensable pour le développement de l’Île-de-France, à la fois sur le plan économique, environnemental et social.

 

LE MASS TRANSIT A L’HEURE DE LA CRISE SANITAIRE ⏰


La crise sanitaire liée à l’épidémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur la vie des Franciliens et a fait chuter durant plusieurs mois la fréquentation des transports en commun, et en particulier celle du réseau ferré, dit « Mass Transit ».

Modes de vie et habitudes de déplacements ont été bouleversés : hausse du télétravail, achats à distance, développement du vélo, report vers la voiture… Une nouvelle normalité s’est installée, et avec elle un retour progressif des voyageurs vers les transports collectifs aux conditions sanitaires renforcées (distanciation, port du masque obligatoire, etc.)

LE TELETRAVAIL

Le télétravail s’est considérablement développé ces derniers mois. Une simulation a été réalisée pour évaluer l’impact de la hausse du télétravail sur la fréquentation du Mass Transit à l’heure de pointe. Avec une hypothèse de deux jours de télétravail par semaine pour l’ensemble des personnes dont l’emploi le permet, la baisse des flux de mobilité serait de 6 % à 13 % aux heures de pointe. Ce phénomène permettrait d’écrêter la pointe, et donc de retrouver des taux d’occupation plus acceptables. Il contribuerait ainsi à une meilleure qualité de service, un meilleur confort des voyageurs et une plus grande distanciation physique dans les transports les plus chargés.

Cependant, nous avons pu constater à travers cette étude que l’augmentation du télétravail n’a que peu d’effets sur le nombre d’usagers transportés lors des heures de pointe. Même si le télétravail se pérennise, le Mass Transit reste néanmoins crucial pour le flux de voyageurs, en particulier aux heures de pointe. 

 

COMMENT REDUIRE NOTRE EMPREINTE CARBONE ? 🌿

Le Mass Transit constitue un levier majeur pour réduire l’empreinte carbone des déplacements avec 4 grammes de CO2 émis par kilomètre et par voyageur (pour 138 grammes émis en voiture à motorisation thermique).

Il faut par ailleurs six fois moins d’énergie pour transporter un voyageur sur 1 km en Mass Transit qu’en voiture et quatre fois moins qu’en bus, et ce, en raison de la très faible résistance au roulement du rail par rapport à la route, du meilleur rendement des moteurs électriques et d’un moindre poids du véhicule à déplacer, rapporté au nombre de personnes transportées.

Quels seraient les impacts si on prenait davantage la voiture ? 🚗

Si seulement 10% des clients des transports en commun se reportaient vers la voiture, le nombre de véhicules augmenterait de 40 à 80 % entre Paris et les départements d’Île-de-France, avec un impact considérable sur la congestion routière, l’activité économique, la qualité de l’air et le climat.

En plus d’être plus rapide, le Mass Transit est plus prévisible, en heure de pointe, que la voiture. Il est également plus capacitaire : il permet de transporter davantage de voyageurs et de décongestionner le trafic routier.

Le vélo : une nouvelle habitude de transport ? 🚲

L’utilisation du vélo s’est intensifiée depuis le début de la crise sanitaire. Cette nouvelle habitude de transport se concentre davantage sur les trajets courts (avec une distance moyenne de 2,5 km) comparé au Mass Transit (distance parcourue moyenne supérieure à 15 km).

Néanmoins l’usage du vélo pourrait devenir une alternative davantage plébiscitée pour une partie du trajet, notamment les trajets à destination ou au départ d’une gare, ce qui permettrait d’éviter les déplacements effectués actuellement en voiture.

Le vélo et le Mass Transit sont donc deux moyens de transport peu substituables mais parfaitement complémentaires.

 

ET D’UN POINT DE VUE ECONOMIQUE ET SOCIAL ? 💰

Le Mass Transit met également en valeur la dimension économique et sociale. Avec un abonnement mensuel de 75,20€, le Mass Transit est bien plus attractif financièrement que l’utilisation de la voiture, avec un coût mensuel de 500€.

De plus, 59 % des usagers du Mass Transit francilien n’ont pas la possibilité d’utiliser un véhicule motorisé individuel pour réaliser leurs déplacements et 56 % des 18-25 ans ne possèdent pas le permis de conduire.

 

VERS UNE REGION ENCORE PLUS ATTRACTIVE ET DURABLE 🔜

De nombreux projets d’amélioration du réseau ferroviaire vont voir le jour ces prochaines années en Île-de-France. Ces grands projets (tels que Eole, Grand Paris Express, prolongements de métros et du Tramway T11 ainsi que les nouveaux tramways T12 et T13) vont contribuer largement à l’attractivité de la région. Ils vont renforcer, à la fois, son dynamisme économique, sa compétitivité et la qualité de vie des Franciliens.

Ils permettront concrètement de mieux répondre aux besoins de mobilité des Franciliens, de soulager les lignes existantes, de réduire les temps de trajet et d’améliorer l’accès aux pôles d’emplois, tout en limitant l’étalement urbain et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.

Les investissements sur ces nouveaux projets de Mass Transit sont indispensables pour accélérer une mobilité décarbonée en Île-de-France.

 

Bien que les habitudes de déplacements et les modes de vie aient évolué depuis la crise sanitaire, le Mass Transit est toujours indispensable pour assurer des déplacements rapides, capacitaires, écologiques, sûrs et abordables sur des longues distances, et notamment en heures de pointe.

Je vous laisse découvrir en vidéo la manière dont Transilien amplifie son action dans 3 directions : la réduction d’empreinte carbone, la frugalité énergétique, et l’économie circulaire.

Et vous, avez-vous changé vos moyens de déplacement depuis le début de la crise sanitaire ?

 

Un commentaire pour “Quel rôle pour le Mass Transit en Ile-de-France à l’heure de la crise sanitaire ?”

  1. baroPasser au statut dit :

    Certes, la crise sanitaire a fait baisser la fréquentation des transports en commun en contraignant de nombreux usagers à se mettre au télétravail. Mais je pense qu’une fois la crise passée, la fréquentation va repartir à la hausse et retrouver son niveau d’avant la crise, et voire même pire, en raison de l’urbanisation galopante dans les communes desservies par la ligne H (L’INSEE a publié récemment ses derniers chiffres de recensement, et la population de ces communes est en forte augmentation, notamment sur les communes desservies par la branche Valmondois de la ligne H).

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